
Le ru de Gironde, anciennement bétonné, a été renaturé pour créer un espace de fraîcheur et une ambiance naturelle au parc.
© Simon Hay, Agence HYL
Le réaménagement du parc Jacques Chirac s’imbrique avec
plusieurs projets auxquels la Commune de Valenton participe :
le projet régional de continuité paysagère de l’ “Arc boisé”
avec 9 autres communes, le projet départemental de la coulée
verte “d’interconnexion des lignes TGV” (pour rejoindre les parcs
du territoire), et sa traduction locale “la coulée valentonnaise”,
aménagée sur le tracé du ru de Gironde. Ce cours d’eau au lit encore
totalement bétonné à l’arrivée du maître d’oeuvre, traverse le parc et
témoigne des opérations menées durant le 19e siècle (plantations de
grands cèdres et de platanes, constituant un ancien mail menant au
château). Jusqu’au démarrage des travaux en 2016, la façade nord
du parc était entièrement hermétique, puisqu’une ferme séparait
la rue du parvis du château. “Dans un premier temps, les travaux
se sont concentrés sur l’ouverture de la rive nord avec la démolition
de la ferme, transformée en terrasses plantées, puis l’aménagement
du parvis du château et du solarium arrière, soit 1 ha aménagé.
La seconde phase sur 2 ha s’est attelée à la renaturation du ru de
Gironde, la création d’une aire de jeux et le reboisement d’une partie
du parc où les visiteurs peuvent se détendre, se balader, jouer...”
raconte Simon Hay, paysagiste concepteur de l’agence Hyl.
Connecter les espaces
Avant la réalisation, le château de Valenton créait une discontinuité
dans la “coulée verte valentonnaise”, une promenade nord / sud conçue
en tant qu’alternative aux cheminements classiques, le long des rues.
Son linéaire était planifié sur l’ancien mail, valorisant ainsi le patrimoine
arboré de la Commune, et avait pour ambition de connecter l’ensemble
du territoire via une continuité de parcs publics et de résidences. “Le
premier enjeu était de redonner ce lieu aux habitants, en récupérant la
parcelle nord d’un propriétaire privé et en l’ouvrant ainsi sur la rue et les
arrêts de bus”, évoque Simon Hay. Dès lors, un travail de nivellement
a été programmé pour faciliter la mobilité (douce) des visiteurs et créer
différentes ambiances au travers d’aménagements paysagers. “C’est au
pied du château que les matériaux les plus nobles ont été mis en place,
avec une cour entièrement réalisée en pavés grès de Fontainebleau
récupérés. Les sections circulées sont composées de pavés sciés sur la
moitié et reposés face plate sur le dessus pour permettre la circulation
des PMR”, met en avant le paysagiste concepteur. Il ajoute : “Les
surfaces piétonnes ont été traitées avec les mêmes pavés, mais les joints
ont été engazonnés pour créer des petits salons verts. Sur le reste du
parc, nous retrouvons une alternance de surfaces en stabilisé renforcé
et de béton désactivé avec agrégats calcaires”.